Suicides à France Télécom : le congé maladie en est-il l'antichambre ?
09-03-2010
Depuis le début de l’année, on dénombre neuf suicides et trois tentatives à France Télécom. Le rythme soutenu de la fin de l’année 2009 se poursuit en 2010, et se sont les mêmes métiers qui sont touchés : il s’agit en grande majorité de téléconseillers et de techniciens d’intervention chez les clients. Mais, il en ressort également que la gestion des salariés en congé longue maladie est concernée : elle rend leur réintégration dans l’entreprise impossible et les pousse vers la sortie. Il est urgent que la direction et les pouvoirs publics étudient cet aspect et lancent en particulier une profonde réforme du système de santé des fonctionnaires.
L’accord sur la mobilité a été signé par la CGT, la CFTC et la CFDT.
La CFE-CGC/Unsa n’a pas voulu engager sa signature.
Sur le principe des avancées ont été faites par rapport à la situation à l’été 2009, mais l’accord est non contraignant et ne donne donc pas de droits aux personnels.
Signer l'accord conduit à faire un chèque en blanc à la direction sur le principe de belles intentions qui n’en restent pas moins, dans le meilleur des cas, égales au droit du travail.
La négociation GPEC doit donc s’engager sans tarder afin de garantir à chacun de vrais droits minimum.
Nous avons eu l'information cet après-midi, à 14h18, ce mardi 9 mars; le suicide de Jean-Paul est reconnu en accident de service.
Après cette terrible
information de ce mauvais jour de 2009, après ce CNHSCT du 26/01/10 où
les suicides de nos collègues étaient évoqués, ce CHSCT du 11 février
2010, monstrueusement éprouvant mais oh combien révélateur des
dysfonctionnements et désorganisations de France Télécom / Orange, la
famille de Jean-Paul peut enfin faire le deuil.
Jean-Paul était un
professionnel modèle, un bon mari et un bon père de famille et pourtant
il est parti car il ne supportait plus la souffrance qui le rongeait.
France Télécom / Orange se doit d'arrêter
définitivement cette spirale infernale; les "RH" devaient être
transformées depuis longtemps en "Relations Humaines", nous le "crions"
depuis tellement d'années.
Il est grand temps que les décideurs qui nous
"pilotent" descendent de leur stratosphère et reviennent dans le monde
des "hommes, les vrais"!
Dernière mise à jour : ( 12-03-2010 )
Trou de 20 millions dans le budget restauration, la CFE-CGC/UNSA attaque la Direction en justice !
05-03-2010
Après plusieurs sommations, la Direction refusant toujours la restitution des sommes prélevées, la CFE-CGC/UNSA via le CE de SCE – 0range Business Services, où elle est majoritaire, a, le 1er décembre 2009, assigné la Direction de France Telecom devant le tribunal de Grande Instance de Paris, pour que l'argent soit rendu, en proportion de ce que FT a indûment capté du CE.
Il y a pire : pendant 3 ans, la Direction a bloqué les sommes servant à l’aide sociale (1, millions d’euros par an), sommes pourtant prévues dans les budgets ASC, et, au plus fort de la crise sociale actuelle, ne les a délvrées qu’au compte-goutte !
Le Ministre du Travail,
des Relations Sociales et de la Famille, a présenté en décembre 2009 une
Communication relative à l'Égalité Professionnelle entre les Hommes et les
Femmes. Il souligne que la mixité représente un enjeu stratégique pour
l'entreprise, car l'égalité professionnelle favorise le dynamisme et la
cohésion sociale de toute entreprise.
Malgré six lois entre 1972
et 2008 et un Accord National Interprofessionnel conclu le 1er mars 2004,
l'Égalité Professionnelle Hommes-Femmes inscrite dans les textes est loin
d'être une réalité dans l'entreprise.
L’Accord Groupe sur le Télétravail a été signé le 22 Juin 2009.
La CFE-CGC/UNSA a été signataire de cet accord après une rude négociation qui aura duré presqu’une année. Or les Directions évitent ou pire refuseraient d’envisager son application. Il serait maintenant question d’une renégociation mentionnée par Olivier Barberot ? Dans le contexte de tension sociale et de souffrance , la CFE-CGC/UNSA a communiqué deux courriers en janvier et fin févrierà la Direction pour relancer cette application de l’accord. La CFE-CGC/UNSA attend toujours une réponse concréte ….
La CFE-CGC/UNSA a été signataire le 6 avril 2006 de l’Accord Groupe ayant mis en place le Plan Epargne Retraite Collectif- PERCO- qui offre aux salariés le souhaitant la possibilité de compléter leur future retraite.
Dans le contexte des réformes difficile sur les retraites, ce dispositif appelle à une grande vigilance de la part des représentants de la CFE-CGC/UNSA au Conseil de Surveillance de ce Plan ainsi qu’à la Commission de Suivi de l’Accord.
Voir l’analyse et le bilan lors de la Commission de Suivi du 15 février 2010 :
Les annonces faites lors de
la présentation des résultats 2009 sont loin d'être rassurantes :
-chiffre
d'affaire en baisse à l'international,
-poursuite
de la folle politique de versement des dividendes,
-maintien
dans la Direction actuelle des principaux responsables de la crise sociale.
Seule nouvelle
réconfortante, le relatif maintien de l'activité en France. La CFE-CGC/UNSA, au
nom des salariés du groupe, remercie les clients de leur confiance.
Depuis le début de l’année, l’Observatoire a recensé 7 suicides et 3 tentatives avec, parmi les victimes, une proportion toujours importante de téléconseillers en centres d’appel, issus de la maison. Cette situation est le fruit d’une organisation du travail inhumaine qui a sévi pendant des années et ses conséquences vont perdurer encore longtemps ; d’autant plus longtemps que, en dépit des efforts ostensiblement affichés par l’entreprise pour se remettre en cause, rien n’a fondamentalement changé sur le terrain.
D'ailleurs, la direction continue imperturbablement à vouloir étouffer ces drames en décrétant qu'ils sont le fruit d'une situation personnelle difficile. Et même quand une expertise externe vient prouver le lien avec le travail (suicide à Annecy de septembre dernier), elle refuse encore de le reconnaître. Elle fait d'ailleurs tout pour empêcher les CHSCT de mener des enquêtes. Mais, appuyés par l'inspection du travail, la caisse d'assurances maladie, et tous les acteurs sociaux concernés, les CHSCT réagissent.